Jump to Navigation

Punition

 

Mauvaise nouvelle : il fait beau depuis plusieurs jours, ce qui se traduit le plus souvent à Paris et sur la Petite Couronne par un pic de pollution.

 

Affections à foison

La pollution de l'air cause de nombreuses affections respiratoires. Selon l'Institut français de veille sanitaire (InVS), ses effets sont observés dès les concentrations les plus faibles, cependant que l'Organisation mondiale de la santé (OMS) estime que 7 millions de décès prématurés sont provoqués chaque année par la pollution de l'air.

L'asthme est la principale affection constatée, en nombre de cas : 10 et 35 % des cas traités annuellement sont attribués à cette pollution. Viennent ensuite les bronchites aiguës (950 000 cas annuels en France, selon les estimations officielles) ou chroniques (134 000 nouveaux cas par an). Les particules fines jouent un rôle important dans l'aggravation des allergies provoquées par les pollens. Les toux, rhinites et les bronchiolites chez l'enfant font partie des pathologies causée ou aggravées par la pollution de l'air. Chez l'adulte et le vieillard, elle augmente les risques de maladies cardiaques (infarctus, angine de poitrine).

Dont acte ?

Normalement, après de tels constats validés par les organismes officiels, des mesures politiques à hauteur des enjeux s'imposent. La pollution tue, affaiblit et coûte une fortune aux finances publiques et familiales. La première mesure à prendre, logique, consiste à réduire les risques en s'attaquant aux causes, c'est à dire réduire sensiblement le trafic automobile (cause principale) et sortir rapidement du diesel (source principale de particules fines). Mais si Soeur Anne ne voit rien venir, ce n'est pas seulement à cause du brouillard qui s'épaissit, c'est parce que les lobbies de la bagnole et du pétrole jouent de tous leurs vices : « nécessité » de la voiture, chantage à l'emploi, campagnes de com, relations haut placées (par eux), associations bidons d'automobilistes financièrement bien aidées... La santé de nos enfants et de nos parents atteindra, « croissance » oblige.

Cynisme officiel

Comme si le signal de l'inaction n'était pas assez parlant, le ministère de l'Ecologie a annoncé ce mois d'avril qu'il allait baisser de 15 % ses subventions à Airparif, l'organisme chargé de mesurer la pollution de l'air dans Paris et sa banlieue. Ce même ministère refuse le plus souvent de donner une réponse positive aux demandes répétées de la mairie de Paris pour la mise en place de la circulation alternée, au prétexte que la ministre « ne veut pas d'écologie punitive ». Tout le monde aura compris que la punition est bien là : dans les cités aux bord de l'A3, de Montreuil à Bondy et au-delà, bien plus que dans les beaux quartiers ministériels, on étouffe, on tousse, on crache, on suffoque...Constat résumé par Emmanuelle Cosse, la secrétaire générale d'EELV : « C'est l'absence d'écologie qui est punitive ! »

Bon sens populaire

Pour qui le peut encore, mieux vaut en rire en suivant les recommandations du Gorafi, site parodique d'information. Celui-ci préconise en cas de pic de pollution quelques solutions de bon sens, comme celle ci : « Respirer moins, car plus vous respirez, plus vous aspirez des particules polluantes. Une astuce consiste à espacer vos séances de respiration, avec des phases d’apnée, vous respirez moins, donc vous respirez aussi moins de polluants. En vous entraînant régulièrement vous devriez être à même de ne pas respirer pendant toutes vos sorties en extérieur. »

Zest



Le tract d'EELV sur la pollution et les revendications :

http://idf.eelv.fr/tract-pollution/

 

 

Catégorie: 


Main menu 2

Souscrire au Citron Vert - Montreuil RSS
by SEMI-K.