Le changement climatique
Qu’est ce que le changement climatique?
Un constat: le climat se réchauffe
On parle de changement climatique pour évoquer un réchauffement et un dérèglement du climat à l’échelle mondiale. Les climatologues ont constaté que le climat s’était réchauffé de manière anormalement rapide au cours du dernier siècle (+0,8°C par rapport à 1870, période qui correspond à la révolution industrielle). Pire, ce réchauffement continue et s’accélère. La dernière décennie a été la plus chaude depuis au moins 1000 ans. D’ici 2100 prévient le Groupe d’expert intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), la température mondiale moyenne pourrait avoir augmenté de jusqu’à 6,5°C par rapport au siècle dernier.
Y a plus de saisons !
On parle également de dérèglement climatique car ce réchauffement général provoque des modifications au niveau des saisons, des lieux et fréquences des précipitations, des vents etc. On constate une multiplication des évènements climatiques extrêmes tels que les sécheresses et les tempêtes. On constate également que le réchauffement climatique, s’il est général, n’a pas la même intensité partout. Certaines zones se réchauffent encore plus rapidement que d’autres, comme par exemple le pôle nord, qui voit ses glaciers fondre dangereusement. Certaines zones sont particulièrement sensibles à ces changements. Le réchauffement climatique vient donner un coup fatal à des régions déjà propices aux sécheresses.
Des « points de rupture » à ne pas atteindre
Le climat tel qu’on le connaît actuellement est le résultat d’un équilibre fragile. Or, certaines pièces maitresses de cet équilibre risquent de rompre, et de provoquer ainsi un emballement du changement climatique. Par exemple, la calotte glacière du pole nord reflète la lumière et a ainsi un effet de refroidissement. Plus elle fond, plus le réchauffement s’accélère. De même, les océans absorbent aujourd’hui davantage de carbone (le principal gaz à effet de serre) qu’ils n’en rejettent. Or, si un certain seuil de réchauffement de leur température est franchi, les océans pourraient alors se mettre à émettre davantage qu’à absorber le carbone. C’est pourquoi les scientifiques parlent de « point de rupture » à ne pas franchir. Pour la majorité des scientifiques, ce point de rupture à ne pas atteindre, c’est une augmentation de la température mondiale de 2°C par rapport à l’ère préindustrielle (autour de 1870). Or, si nous n’agissons pas très vite et avec détermination, ce seuil ne sera pas évité.
Quelques degrés de plus ? Et alors ?
Une augmentation moyenne de quelques degrés peut sembler anodine mais en réalité, ces quelques degrés font des différences immenses. On sait par exemple que, lors de la dernière glaciation (il y a environs 70 000 ans), la moitié de l’Europe était couverte de glace. Il ne faisait que 5 à 6°C de moins en moyenne qu’aujourd’hui. Il faut aussi se rendre compte que ces changements sont extrêmement rapides par rapport à l’échelle normale de la planète. Les écosystèmes et sociétés humaines ne pourront pas sortir indemnes de changements si rapides et importants. Parmi les conséquences prévues du changement climatique, on peut citer la hausse de plusieurs dizaines de centimètres du niveau de la mer, avec inondation/ salinisation de zones côtières et de leurs ressources en eau (des zones souvent très densément peuplées), une baisse dans certaines régions de 30 à 40% des rendements agricoles, l’intensification de la désertification de certaines zones, une réduction sérieuse des ressources en eau dues à la fonte des glaciers de montagne etc. La vie sauvage ne serait pas épargnée : une augmentation supérieure à 2 ou 3°C mettrait 20 à 30% des espèces en danger d’extinction.
L’humain est responsable de ce réchauffement climatique
La planète a connu de nombreux cycles d’évolution du climat au cours de son histoire. Ces changements ont pu être provoqués par un changement d’activité du soleil, un changement de position de la planète ou d’autres astres qui l’entourent, des éruptions volcaniques très importantes ou d’autres phénomènes complexes. Seulement, il est aujourd’hui clairement établi que le changement climatique actuel, extrêmement rapide par rapport aux évolutions précédentes est provoqué par l’homme, plus exactement par le surplus de gaz à effet de serre qu’il rejette.
Les gaz à effet de serre sont des gaz naturellement présents dans l’atmosphère qui, comme une toile de serre, permettent de conserver une partie de la chaleur apportée par le soleil. Si ces gaz à effet de serre n’existaient pas il ferait moins 18°C sur terre, et la vie serait impossible. Seulement, à travers ses activités, depuis la révolution industrielle, l’homme émet de manière artificielle des gaz à effet de serre en trop grande quantité. En conséquence, la toile de la serre devient trop épaisse et conserve trop de chaleur. C’est ainsi qu’est provoqué le réchauffement climatique.
Les principaux gaz à effet de serre sont :
- le gaz carbonique (CO2) émis surtout à travers l’utilisation de charbon, de pétrole et de gaz naturel et la déforestation.
- Le méthane, essentiellement à travers l’agriculture, les combustibles fossiles et les décharges
- Le protoxyde d’azote (engrais, industrie chimique)
- Les gaz fluorés (systèmes de réfrigération, climatisation, aérosol…).
Alors que l’homme a peu à peu pris conscience que le réchauffement climatique était une réalité et qu’il en était le responsable, il continue pourtant à émettre toujours plus de gaz à effet de serre. Si l’occident a longtemps été le principal émetteur, il est aujourd’hui imité par l’ensemble des régions du monde, même si l’Afrique reste relativement peu émettrice. Aujourd’hui, c’est la Chine, devant les Etats-Unis, qui émet le plus de gaz à effet de serre (mais c’est en partie pour fabriquer des produits consommé en occident).
Comment changer de cap ?
Si nous laissons s’emballer ainsi le changement climatique, les répercutions sur les sociétés humaines risquent d’être insurmontables : augmentation des conflits pour l’accès des ressources en eau raréfiées, tensions migratoires exacerbées par des terres devenues invivables car asséchées ou inondées, épisodes de famines dues à la baisse des rendements agricoles, perturbation des infrastructures de transport et d’énergie, multiplication des évènements climatiques extrêmes etc. Tôt ou tard, l’homme devra faire face à cette réalité. Plus il tarde, plus les dégâts seront importants, l’adaptation et les changements de cap seront difficiles. Résoudre le problème du changement climatique n’est pas une tâche facile tant les activités sources de gaz à effet de serre sont importantes dans nos économies (pétrole, charbon, agriculture intensive…). C’est pourquoi malgré de très nombreux discours, sommets internationaux et plans d’action nationaux comme locaux, les mesures prises ne sont bien souvent pas à la hauteur des enjeux. En réalité, il s’agit de repenser en profondeur nos modes de développement, de production, de consommation, de vivre ensemble.
L’écologie politique, défendue par EELV vise justement à proposer un modèle de société qui prenne en compte les défis environnementaux et remette l’homme et son épanouissement au cœur des politiques.
Principaux textes et actions menées aux différentes échelles:
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International: Le texte phare de l’action internationale contre le changement climatique est la Convention cadre des Nations Unies sur le changement climatique (1992) duquel a accouché notamment le Protocole de Kyoto (signé en 1997, ratifié en 2005). Alors que le Protocole de Kyoto arrive à sa fin, et qu’un nouvel accord s’impose pour lui succéder et prendre en compte les évolutions de la situation mondiale (nouveaux acteurs, aggravation du changement climatique), les négociations internationales continuent de buter sur des désaccords fondamentaux, malgré quelques avancées.
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Union Européenne: L’Union Européenne a voté en 2008 son « paquet Energie-Climat » avec comme objectif : 20% d’énergies renouvelables dans la consommation finale d’énergie, - 20% d’émissions de GES par rapport à 1990, 20% d’économie d’énergie par unité produite d’ici 2020. EELV milite au niveau européen pour passer à un objectif de réduction de 30% des émissions de GES. Malgré cette politique ambitieuse, les politiques européennes restent trop souvent coincées dans des logiques contradictoires avec cet objectif, notamment sur la politique des transports.
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France; La politique climatique de la France se base sur le Programme national de lutte contre le changement climatique (2000), et le Plan climat (adopté en 2004, pour la période 2004-2012). La lutte contre le changement climatique est également inscrite comme priorité dans la politique énergétique de la France dite « Loi POPE » (2005). Il s’agit notamment de réduire les émissions de GES de 3% par an en moyenne. Le Grenelle de l’environnement devait impulser une politique très volontariste de lutte contre le changement climatique. Mais malgré quelques avancées indéniables, les mesures ressortant de cette consultation ont été depuis largement vidées de leur substance par les lobbys de tous poils.
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Collectivités territoriales : Au niveau des collectivités locales, la lutte contre le changement climatique passe par les choix de tous les jours, mais le Plan Climat-Energie Territorial (PCET) définit la stratégie. Voir le PCET Montreuil.
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Vous et moi : chacun peut agir à son échelle. L’essentiel est d’intégrer la question du changement climatique dans nos choix de vie, de se renseigner, de s’approprier cet enjeu. Discuter avec ses voisins, ses élus, pour voir ce qu’on peut entreprendre ; mettre en place ou rejoindre une association de quartier, s’exprimer à travers son vote, rejoindre EELV, etc. Cette série de fiches donne de nombreuses pistes pour agir au niveau du foyer. Un petit tour par les Espaces Info-Energie peut également permettre de réduire sa facture d’électricité et nos émissions de GES.